Quand l'homme s'endort, il emporta avec lui la matière de ce monde qui contient tout. Il le démonte et le reconstruit dans son rêve, éclairant ce monde intérieur de sa propre lumière. Il n'y a pas là ni chars, ni jougs, ni chemins, mais il fait jaillir de lui-même des chars, des jougs, de chemins. Il n'y a pas des joies, des bonheurs, des plaisirs, mais il fait jaillir de lui-même des joies, des bonheurs, des plaisirs. Il n'y a pas là des lacs, d'étangs, de lotus, de rivières, mais il fait jaillir de lui-même des lacs, des étangs pleins de lotus, et des rivières, car il en est le créateur.
Brihad-âranyaka Upanishad, 4, 3, 9-10
Brihad-âranyaka Upanishad, 4, 3, 9-10
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