martes, 8 de septiembre de 2015

La sagesse selon Anandababa

— Ce que vous cherchez est en vous depuis toujours parce que le monde entier est en vous. Il n'y a rien en dehors de vous-même. Vous êtes la sagesse et l'absence de sagesse. Vous êtes l'illusion et celui qui la crée, c'est pourquoi vous ne devez rien limiter. Ici même, dans cette situation, que croyez-vous percevoir sinon une image de vous-même à travers ce que vous croyez percevoir ? C'est sur et dans la conscience que Cela se joue. Maintenant, si vous vous incluez dans l'image, que voyez-vous ?
— La même chose, mais autrement, trouva M. Pivel.
— Quelle différence ?
— Je passe d'un point de vue horizontal à un point de vue vertical. Je vois les choses d'en haut.
— Est-ce le même « Je » alors ?
— Pas tout à fait, en effet, convint M. Pivel.
— Avez-vous donc deux « Je ».
— Je ne sais pas où vous me conduisez mais je veux bien y aller, fit M. Pivel, amusé.
— Considérez chacun de ces « Je ».
— L'un est en rapport avec quelqu'un ou quelque chose : vous en ce moment. L'autre est moins impliqué dans ce qui se passe. Il est spectateur de lui-même et des autres.
— Exactement. Entre vous et le monde qui vous entoure, si vous voyez une différence ou si vous n'en voyez pas, c'est que vous ne voyez pas. Considérez tout sur ce fil d'incertitude. Il vous ramène à l'instant de ce qui se présente à la conscience. Et finalement, c'est cela la sagesse. Si vous la reconnaissez, vous êtes sage.

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