martes, 8 de septiembre de 2015

Le Âtman

Celui qui voit, qui comprend, qui désire le Soi, qui joue avec le Soi, qui fait l'amour avec le Soi, qui atteint son plaisir avec le Soi, devient son propre maître et se meut à sa fantaisie parmi les mondes. Mais celui qui pense autrement reste dépendant. Il demeure dans les sphères périssables et ne peut en sortir quand il veut.

Chândogya Upanishad, 7, 25

Vishnu dormant

Quand l'homme s'endort, il emporta avec lui la matière de ce monde qui contient tout. Il le démonte et le reconstruit dans son rêve, éclairant ce monde intérieur de sa propre lumière. Il n'y a pas là ni chars, ni jougs, ni chemins, mais il fait jaillir de lui-même des chars, des jougs, de chemins. Il n'y a pas des joies, des bonheurs, des plaisirs, mais il fait jaillir de lui-même des joies, des bonheurs, des plaisirs. Il n'y a pas là des lacs, d'étangs, de lotus, de rivières, mais il fait jaillir de lui-même des lacs, des étangs pleins de lotus, et des rivières, car il en est le créateur.

Brihad-âranyaka Upanishad, 4, 3, 9-10
Avant la Création, le savoir (jñâna) et son objet (artha), c'est-à-dire tout ce qui peut être perçu (drishya) n'existent pas séparément.

Cité dans Siddhanta, vol. V, p. 263

Important

« On rencontre quatre sortes d'objets dans l'univers, reprit-il. Les premiers n'ont qu'un nom : le fils d'une femme stérile, les cornes d'une lièvre. Les deuxièmes ont un nom et une forme mais n'existent qu'au commencement : le mirage d'une oasis, une corde que l'on prend pour un serpent qui disparaît lorsqu'on l'examine de plus près. Les troisièmes ont un nom et une forme mais ne se trouvent qu'au milieu : un pot, c'est de l'argile au commencement et, lorsqu'il est brisé, il n'existe plus. Une étoffe est faite de fils tissés. Au commencement, elle est du fil, à la fin elle redevient du fil. Le fil n'est que du coton entortillé. Et lorsque l'étoffe est brûlé, même le coton n'existe plus. Ce qui n'existe pas au commencement et à la fin n'a pas d'existence réelle au milieu non plus.

Le quatrième objet est le Brahman ou le Soi-mêmeIl est sans forme, éternel, et existe sans modification au commencement, au milieu et à la fin. Il est indivisible, libre, non duel, infini, non pénétrant, etc. Brahman est la seule réalité. Il est l'être présent en nous dans chacun des quatre états de conscience : veille, rêve, sommeil profond et conscience unifiée (non duelle). »

Swami Anantanshu

La sagesse selon Anandababa

— Ce que vous cherchez est en vous depuis toujours parce que le monde entier est en vous. Il n'y a rien en dehors de vous-même. Vous êtes la sagesse et l'absence de sagesse. Vous êtes l'illusion et celui qui la crée, c'est pourquoi vous ne devez rien limiter. Ici même, dans cette situation, que croyez-vous percevoir sinon une image de vous-même à travers ce que vous croyez percevoir ? C'est sur et dans la conscience que Cela se joue. Maintenant, si vous vous incluez dans l'image, que voyez-vous ?
— La même chose, mais autrement, trouva M. Pivel.
— Quelle différence ?
— Je passe d'un point de vue horizontal à un point de vue vertical. Je vois les choses d'en haut.
— Est-ce le même « Je » alors ?
— Pas tout à fait, en effet, convint M. Pivel.
— Avez-vous donc deux « Je ».
— Je ne sais pas où vous me conduisez mais je veux bien y aller, fit M. Pivel, amusé.
— Considérez chacun de ces « Je ».
— L'un est en rapport avec quelqu'un ou quelque chose : vous en ce moment. L'autre est moins impliqué dans ce qui se passe. Il est spectateur de lui-même et des autres.
— Exactement. Entre vous et le monde qui vous entoure, si vous voyez une différence ou si vous n'en voyez pas, c'est que vous ne voyez pas. Considérez tout sur ce fil d'incertitude. Il vous ramène à l'instant de ce qui se présente à la conscience. Et finalement, c'est cela la sagesse. Si vous la reconnaissez, vous êtes sage.

Le centre de gravité

Dans ce corps, vous éprouvez des sensations, des sentiments, des émotions, des humeurs, lui répondit notre guru. Déplacez le centre de gravité de votre être. Passez d'éprouver à percevoir. Faites de vos émotions des événements physiques et psychologiques impersonnels. Devenez témoin plutôt qu'acteur. Et vous connaîtrez que vous êtes l'auteur de tout cela. L'individualité est l'identification avec du non-soi.

¿No será la vida un sueño?

Algunos, cuando el despertar les saca de un sueño alegre, se afligen; otros, si el despertar les libra de un sueño triste, se alegran. Los unos y los otros, mientras estaban soñando, creían en la realidad de su sueño.

Así es en el gran despertar, la muerte, después de la cual se dice de la vida: no fue más que un largo sueño. Casi todos creen estar bien despiertos. De verdad se creen, unos reyes y otros criados. Todos soñamos, vosotros y yo. Yo que os digo que soñáis, sueño también mi sueño.

Chuang Tzu, s. IV a.C.